RDC–Congo-Brazzaville : Tshisekedi promet l’indemnisation des victimes après l’accrochage meurtrier sur le fleuve

En visite officielle ce samedi 3 octobre en République du Congo, le président de la République démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a exprimé ses « profonds regrets » après l’incident meurtrier ayant opposé des patrouilles fluviales congolaise et brazzavilloise sur le fleuve Congo, dans la zone de Yumbi et Makotipoko.

<Il est totalement erroné et insensé d’arriver à ce genre d’incidents. Nous sommes un même peuple et il est insensé d’avoir des conflits frontaliers.Je regrette vraiment ces incidents et nous tenons à rassurer que nous allons rencontrer les victimes et les indemniser.

A déclaré le président Félix Tshisekedi à la population du Congo-Brazzaville et au président Denis Sassou Nguesso, après l’affrontement entre les forces congolaises de Kinshasa et celles du Congo-Brazzaville lors d’une patrouille sur le fleuve Congo.

j’exprime mes profonds regrets par rapport à cette situation et à la manière dont elle a pris cette tournure. Le peuple du Congo-Brazzaville et celui du Congo-Kinshasa sont un même peuple.>

Face à la gravité de cet accrochage, le chef de l’État congolais a annoncé une mesure en faveur des victimes. Une indemnisation sera accordée après la finalisation du rapport conjoint établi par les délégations des deux pays, afin d’établir les circonstances précises de l’incident et d’en déterminer les responsabilités.

Au-delà de la question de l’indemnisation, Kinshasa entend renforcer les mécanismes de prévention. Félix Tshisekedi a ainsi instruit les ministres congolais de l’Intérieur et de la Défense de travailler étroitement avec leurs homologues de Brazzaville. L’objectif affiché est clair : éviter qu’un nouvel incident ne vienne mettre à mal les relations entre les deux rives du fleuve Congo.

Cette coopération doit notamment permettre d’améliorer la coordination entre les forces de sécurité des deux États, particulièrement dans les zones fluviales où la proximité des frontières peut favoriser des incidents aux conséquences dramatiques.

L’accrochage intervient alors que Kinshasa et Brazzaville s’efforcent de préserver leur traditionnel voisinage et les liens historiques qui unissent les deux capitales les plus proches au monde. Pour les autorités des deux pays, la priorité est désormais de faire toute la lumière sur les événements, d’apaiser les tensions et de renforcer les dispositifs de coordination afin d’empêcher la répétition d’un tel drame.

L’annonce de Félix Tshisekedi marque ainsi une volonté de privilégier l’apaisement, la réparation et la coopération bilatérale, alors que les regards restent tournés vers les conclusions du rapport conjoint attendu sur les circonstances exactes de l’incident.

louis tshikonde

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