Le secrétaire général et président a.i. de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya, est une nouvelle fois monté au créneau pour défendre la politique du président Félix Tshisekedi, particulièrement sur la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo.
S’exprimant mercredi lors d’une matinée politique organisée à la Fédération de la Tshangu, à Kinshasa, le dirigeant du parti présidentiel a appelé les militants à soutenir l’action du chef de l’État, estimant que celui-ci agit « au moment opportun » face aux enjeux sécuritaires et diplomatiques auxquels le pays est confronté.

« Le Président Tshisekedi est dans son temps »
Devant les militants de l’UDPS, Augustin Kabuya a notamment défendu la stratégie de Félix Tshisekedi vis-à-vis du Rwanda et de son président, Paul Kagame.« Le Président Tshisekedi est dans son temps. Les gens ne comprennent pas », a-t-il déclaré.
Pour le responsable de l’UDPS, la pression exercée sur Kigali s’inscrit dans une stratégie destinée à défendre l’intégrité territoriale de la RDC alors que Kinshasa continue d’accuser le Rwanda de soutenir des groupes armés actifs dans l’Est du pays.
Kabuya dénonce des adversaires « par les armes » et « par les insultes »Dans son intervention, Augustin Kabuya a également établi un lien entre la crise sécuritaire et les affrontements politiques internes.
Il affirme que le président Tshisekedi ferait face à différentes formes d’opposition, allant des attaques politiques aux actions armées.« Ils ont engagé des gens pour le combattre avec les armes, d’autres par des insultes. Ils veulent quoi finalement ? », s’est-il interrogé.
Une accusation lourde, qui intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, marqué par les débats sur la gouvernance du pays, la situation sécuritaire et l’avenir du pouvoir en place.
« Ils veulent que Tshisekedi cesse de mettre la pression sur Kagame »Augustin Kabuya a ensuite ciblé directement une partie de l’opposition congolaise.
Selon lui, certains adversaires politiques chercheraient à fragiliser Félix Tshisekedi au moment où celui-ci tente d’accroître la pression sur Kigali.
« Ils veulent que le Président Félix Tshisekedi cesse de mettre la pression sur Kagame et que celui-ci vienne nous ravir la partie orientale de notre pays et qu’elle soit annexée au Rwanda », a-t-il affirmé.
Des propos qui traduisent la volonté du camp présidentiel de placer la question de la souveraineté nationale au centre du débat politique.
Une formule choc sur le départ de Tshisekedi
Le secrétaire général de l’UDPS a conclu son intervention par une formule particulièrement offensive à l’endroit de ceux qui réclament le départ du président Tshisekedi.
« Si quelqu’un vient te dire que Tshisekedi doit quitter le pouvoir, il faut lui dire : pour que Tshisekedi quitte le pouvoir, il faut que Kagame quitte d’abord », a-t-il lancé.Par cette déclaration, Augustin Kabuya entend ainsi présenter la défense de l’intégrité territoriale comme une priorité préalable à toute autre bataille politique.
Son intervention à la Tshangu confirme, en tout cas, la ligne défendue par le parti présidentiel : soutenir Félix Tshisekedi face aux défis sécuritaires dans l’Est et dénoncer toute initiative politique susceptible, selon l’UDPS, d’affaiblir la pression exercée sur Kigali.
louis tshikonde



Publier un commentaire